Un brestois dans Brest

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21 avril 2006

Scorbut

Les marins ont toujours été exposés à des risques récifs non répertoriés, l'incendie à bord du navire et les caprices du vent pouvaient avoir des conséquences désastreuses. Au XVe siècle, les voyages maritimes au long cours ont fait apparaître de nouvelles calamités. Tant que la navigation se limitait à des déplacements sur de courtes distances, la qualité des provisions de bord avait peu d'importance; mais dès que les marins ont entrepris des voyages de plusieurs mois, ils ont connu des problèmes causés par la mauvaise qualité de conservation des aliments et par un régime alimentaire trop pauvre en vitamines essentielles. Des milliers de marins sont morts avant qu'on règle ces problèmes.

À bord, le menu était monotone : biscuits de mer, viande salée, pois séchés, poisson séché, beurre, fromage et eau douce ou bière, ce qui suffisait généralement à assurer les besoins énergétiques des hommes. Les problèmes ne venaient pas de la quantité de nourriture, mais de sa qualité. Pour assurer la conservation des provisions de bord du navire, celles-ci étaient salées, marinées, séchées ou fumées.

De plus, les marins étaient soumis à des conditions d'hygiène et de salubrité déficientes, à la promiscuité et à la vermine, de sorte qu'ils étaient souvent victimes de maladies comme la dysenterie, le typhus (propagé par les poux)

Personne ne connaissait l'existence des micro-organismes qui causaient ces maladies, mais les marins n'avaient aucun mal à faire le lien avec la viande en putréfaction, l'eau pleine d'algues qui puait et les biscuits infestés de charançons.

Le scorbut, maladie provoquée par un manque de vitamine C, était une importante cause de mortalité chez les marins lors des voyages océaniques. Cette maladie a emporté les deux tiers des hommes de Vasco de Gama pendant son voyage vers les Indes en 1497-1498.

Les marins savaient que le scorbut était lié à leur alimentation, mais ils ne comprenaient pas comment.

Dès 1535, Jacques Cartier

a appris des indigènes du Canada qu'une boisson confectionnée à partir de l'écorce et du feuillage d'arbres à feuilles persistantes permettait de guérir le scorbut. En 1601, on avait découvert que le citron était également très efficace contre cette maladie. Mais ce n'est qu'à la fin des années 1740, lorsque James Lind a effectué des tests poussés, que le monde scientifique a commencé à reconnaître la valeur des agrumes.

                                cook James CookJames Cook lui-même pensait que la choucroute avait de meilleurs effets que le citron sur la santé de ses hommes), et le scorbut a continué encore de faire des ravages pendant une bonne partie du XVIIIe siècle.

Posté par Trader29 à 11:07 - Documents complémentaires - Permalien [#]