Un brestois dans Brest

Je suis né a Brest, je souhaite donc mettre en ligne ce que j'ai compilé sur ma ville

15 août 2006

brest et son histoire

Plus grande ville de l'ouest de la Bretagne, on lui préféra pourtant Quimper comme chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous l'Assemblée constituante en 1791. En effet, Brest était déjà une préfecture maritime.

La situation de Brest est d'exceptionnelle, dès l'Âge du bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la route de l'étain.

Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le nord et le sud de l'Europe à passer au pied des falaises et de l'abbaye de Saint Mathieu, dont dépend alors un des ports les plus importants de tout l'Occident.

De nos jours près de la moitié du commerce maritime mondial passe encore au large d'Ouessant.

Le plateau du Léon domine la Rade de Brest du haut de falaises presque rectilignes qui matérialisent une des failles majeures du Massif armoricain. Ce mur n'est pratiquement interrompu que par un aber encaissé, la Penfeld qui a longtemps constitué par elle même un excellent port naturel. Elle est par ailleurs abritée et presque dissimulée derrière un rocher.

      la penfeld se jette dans la rade la_penfeld_se_jette_en_rade    rives_de_la_penfeld les rives de la penfeld

L'importance militaire de ce site et de l'immense plan d'eau de la Rade n'a échappé ni aux Romains (ni très probablement avant eux aux Osismes), ni aux ducs de Bretagne et rois d'Angleterre, ni à ceux des rois de France qui se sont intéressés à la mer, ni, plus récemment, aux protagonistes des deux guerres mondiales.

vue_a_rienne_de_la_rade_de_Brest  vue aérienne de la rade de Brest

Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois armoricain de Osismes ou Osismii. Ils occupaient à peu près l'espace de l'actuel Finistère. La naissance de Brest correspond à la construction d'un camp fortifié romain à la fin du IIIe siècle. D'autre part, le gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui s'appelera au siècle suivant le " Tractus armoricanus et nervicanus " avec constitution d'une flotte, la " Classis armoricana " pour le contrôle des côtes.

Il a été proposé que la capitale de Osismes eût été transférée de Vorgium (Carhaix) à Brest pour des raisons de défense et de contrôle maritime, et qu'elle aurait vu emménager à l'abri de ses murs les élites carhaisiennes.

Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le cantonnement d'une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est demeurée chef-lieu jusqu'à la dissolution des structures administratives gallo-romaines dues à l'immigration bretonne.

La dépopulation de Brest au IXe siècle lui fera préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d'un diocèse divisé désormais entre Léon et Cornouaille . Le souvenir des Osismes s'était évanoui. Le castrum romain du IIIe siècle endommagé et en partie ruiné fut renforcé d'une nouvelle construction, le " Castellum ", bâtie à l'intérieur du vieux " Castrum " par le comte Morvan de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région.

Cette ville fortifiée deviendra château au XVIe siècle quand la population civile l'évacuera pour en peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu'au XXe siècle.

la_Tour_et_le_ch_teau   la tour Tanguy et le château

Pendant le Moyen Âge, Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d'Angleterre.

En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la rivère Penfeld. Ces constructions nécessitèrent une main-d'œuvre abondante qu'il fallut loger

henri_4  henri IV

En 1683, Vauban fortifia la ville. À la fin du règne de Louis XIV la ville est désormais constituée et compte environ 15 000 habitants.

Vauban  vauban

Sous la Révolution, Brest prend une importance de grande ampleur : ce grand port militaire doit à tout prix rester acquis à la France.
En 1789, la ville s'engage majoritairement pour la Révolution. En 1792, ce sont même les fédérés brestois, qui avec les fédérés marseillais, prennent les Tuileries le 10 août, afin d'emprisonner le roi.

La ville perd cependant toute son importance : en raison du blocus anglais permanent, la marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle d'avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase d'accalmie.

Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L'empereur et l'impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 au 12 août 1858.

Napoléon III   napo_lon_3

En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l'arsenal, prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu'à Brest, et créa le port de commerce.

                                                  locomotive_de_la_compagnie_de_l_ouest_en_1860___s_rie740  locomotive de la compagnie de l'ouest

Dates clés

250 - 350 : construction du Castellum de Brest, camp romain constituant la première citadelle de Brest. - 410 - 420 : Fin de l'occupation romaine.
1240 : Le Duc Jean Ier Le Roux achète le château, le village et le port de Brest au comte de Léon Hervé III, ruiné.
1341 : Jean de Montfort s'empare du château et entoure le bourg d'un rempart.
1386 - 1387 : Jean IV de Bretagne assiège vainement, à deux reprises, Brest tenu par les Anglais.
1397 : Remise de Brest par Richard II d'Angleterre à Jean IV de Bretagne contre une grosse indemnité.
- 1505 : Visite de la duchesse-reine Anne.
- 1512 (10 août) : Combat de la Cordelière.
- 1593 (31 décembre) : Henri IV accorde le droit de bourgeoisie aux habitants de Brest, qui compte 1500 habitants, et leur permet d'élire un maire et deux échevins.
- 1629 : Richelieu envoie d'Infreville à Brest en tournée d'inspection.
- 1631 : Richelieu crée la Marine du Ponant et le Port en Penfell. Naissance de l’arsenal, début du développement portuaire et militaire de Brest, qui conduira à la fortification du site.
- 1681 : Louis XIV réunit le bourg de Sainte Catherine (Recouvrance) à Brest, aux dépens de Saint Pierre Quilbignon.
- 1683 : Vauban dresse un plan des fortifications à entreprendre.
- 16?? : Extension du territoire de la ville jusqu'aux fortifications aux dépens de Lambézellec.
- 1685 (février) : Arrivée des ambassadeurs de Siam qui passent par la rue Saint-Louis, future rue de Siam.
-1694 : premier plan d’aménagement de Brest par Vauban.
-1702 : Bénédiction de l'église Saint-Louis.
- 1746-1784 : grands travaux de l’ingénieur de la Marine, Antoine Choquet de Lindu qui marquera la ville.
-1750 - 1751 : construction du bagne de Brest
- 1752 (janvier) : constitution de l'Académie de Marine.
- 1778 (juin) : combat de la Belle Poule.
- 1785 (août) : départ de Lapérouse et Fleuriot de Langle.
- 1789 (avril) : assemblée électorale de la sénéchaussée de Brest. Élection des députés brestois aux états généraux.
- 1800 (juillet) : nomination du premier préfet maritime , Cafarelli
- 1830 : création de l'École navale (sur l'Orion)
- 1852 (mars) : le principe de la transportation des forçats en Guyane est établi
- 1856 (avril) : décret de création d'un pont sur la Penfell
- 1858 (9-12 août) : séjour de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie.
- 1858 (1er septembre) : départ du dernier convoi de bagnards à destination de la Guyane. À la fin de l'année, il ne reste plus un forçat à Brest
- 1858 : création de la Société académique de Brest.
- 1859 (août) : décret de création d'un port de commerce à Porstrein
- 1861 : Brest intègre 172 ha (" l'extension ") de la commune de Lambézellec, de l'actuelle place de la Liberté à l'Octroi, pour s'étendre hors les murs, et englober son nouveau port de commerce.
- 1861 (juin) : ouverture du pont à la circulation
- 1861-1889 : le port de commerce quitte la Penfeld. Il devient, dans l’ancienne anse de Porstrein qui est comblée, le port Napoléon.
- 1865 (avril) : arrivée du chemin de fer et inauguration de la gare.
- 1891 : premier Paris-Brest-Paris.
- 1917 - 1918 : Brest, port de débarquement américain
- 1920-1929 : la ville étouffe dans ses fortifications et se développe hors de ses murs. Le Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de Brest étudié par l’architecte Georges Milineau tentera d’organiser ces évolutions.
- 1930 : inauguration du pont Albert Louppe, dit "pont de Plougastel"
- 1940 (19 juin) : entrée des troupes allemandes à Brest
- 1941 : premiers bombardements de la ville.
- 1941 (22 mars) : arrivée des croiseurs allemands Scharnhorst et Gneisenau
- 1942 (11 février) : départ des croiseurs allemands
- 1943 (28 janvier) : décret d'évacuation de la population non indispensable
- 1943 : premières études d’un plan de reconstruction menées par Jean-Baptiste Mathon.
- 1944 (9 septembre) : explosion de l'abri Sadi Carnot (373 civils et plusieurs centaines d'Allemands morts)
- 1944 (18 septembre) : reddition de la garnison allemande de la Place de Brest et libération de la ville au terme d’un siège qui la laissera en ruines.
- 1945 : création du grand Brest par agrégation des communes voisines : Lambézellec, St Pierre-Quilbignon et St Marc.
- 1947 : explosion de l'Ocean Liberty, chargé en nitrate d'ammonium (plus qu'à AZF), il détruit en partie le quartier de St Marc
- 1946-1961 : reconstruction de la ville.
- 1960 : création du Collège scientifique, future université de Bretagne Occidentale.
- 1960 (7 septembre) : remise de la médaille de la Résistance à la ville par le Général de Gaulle.
- 1964 : création de l'escadre de l'Atlantique.
- 1974 (1er janvier) : création de la Communauté Urbaine de Brest qui regroupe 8 communes.
- 1994 : inauguration du pont de l'Iroise (en présence d'Edouard Balladur)
- 2000 : création de l'Association des communautés du Pays de Brest.
- 2004 : changement de nom de la communauté urbaine et naissance de Brest Métropole Océane.

Posté par Trader29 à 11:27 - Présentation de la ville - Permalien [#]